Malachi Farrell Strange fruit in the street
Le samedi 16 mai 2009, le Centre d'art le LAIT vous invite à une rencontre avec l'un des artistes les plus libres de sa génération... quatre rendez-vous s'échelonnent du matin jusqu'à tard dans
la nuit, pour découvrir "Strange fruit in the street" et son univers de sensations, affranchi et perturbateur, décapant... et toujours emprunt d'une dérision toute
britanique.
Commissariat : Jackie-Ruth Meyer
du 17 mai au 31 octobre 2009
Vernissage le 16 mai à 18h
Les Moulins - 41 rue Porta - Albi
Ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 19h sauf jours fériés
Malachi Farrell traite des grandes questions politiques et sociales, passées et présentes, sur
un mode narratif, théâtralisé, par lequel l’imaginaire favorise la prise de conscience. Il utilise le son, la lumière, des machines insolites, des figures et des objets articulés, pour la
réalisation desquels il associe bricolages ingénieux et technologies de pointe.
Sa démarche est celle de l’engagement, de la résistance, de la mise à nu de la violence contre
l’humanité et des systèmes qui l’activent. Ses œuvres suscitent simultanément l’émotion et la réflexion, catalysés par l’humour et l’ironie.
Le titre de l ’exposition « Strange fruit in the street », entièrement crée pour les
Moulins à Albi, fait référence au poème « Strange Fruit », décrivant le lynchage d’un Noir, écrit au milieu des années 30 par Abel Meeropol, enseignant juif du Bronx dont le nom de
plume est Lewis Allen. Il a été interprété pour la première fois par Billie Holiday en 1939 au Café Society, à New York, premier café « intégré ». Cette chanson est
reprise dans le film « Lady sings the blues ». Elle est considérée comme le premier « protest song » américain et constitue les prémices de la lutte pour les droits civiques des
années 50.
Malachi Farrell transpose le lynchage de l’homme noir à la situation mondiale actuelle, où la
population et l’environnement sont détruits par la misère sociale et l’inconscience écologique. L’exposition est un parcours dans la rue d’un mauvais quartier de New York, un lieu à la marge,
métaphore de toutes les villes en crise... dans un univers sombre peuplé d’automates animés.
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