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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /2009 13:51
FERRAILLE PRODUCTION PRESENTE :

NI DIEU, NI MAITRE, JUSTE UNE GONZESSE…



… Une exposition de Winshluss et des Requins Marteaux à la COMEDIE DU LIVRE DE MONTPELLIER

 Exposition du 21 mai au 11 juin – Chapelle de la Miséricorde

vernissage jeudi 21 mai à 18h




Une exposition de bande dessinée dans un cimetière ???!! Pas n’importe quel cimetière, le cimetière de Villemolle !!...
Ni dieu, ni maître, juste une gonzesse  est une création Les Requins Marteaux, présentée lors du dernier Festival de Bande Dessinée d’Angoulême.
Des planches originales, des films d’animation, un long-métrage, des animaux empaillés, le tout dans une scénographie ciselée par les fossoyeurs des Requins Marteaux. Au gré de la promenade dans les allées, on tombe sur les caveaux des éditeurs de Winshluss ou bien encore sur ceux de Felder et Cizo ses collègues de feu la revue Ferraille. Quoi de mieux que l’ambiance feutrée d’un cimetière pour apprécier pleinement une exposition ??!
Alors n’attendez-plus, réservez dès aujourd’hui votre caveau !


 

 

 Villemolle 81, le film



Dans la plus pure tradition du documentaire, entre Raymond Depardon et Romero, Winshluss signe un très beau film qui ravira les amateurs de saucisse et de fable populaire arrosée de sangria…
Dans la tiédeur et la mollesse de notre époque Villemolle 81 muscle un peu le débat et fout un coup de pied dans la fourmillière !!
 On en sort bouleversé par la qualité du jeu et un peu nauséeux par la puissance évocatrice des images !

 

 

MAIS QUI EST WINSHLUSS ?


Cizo, Winshluss, Felder (  juillet 2007 )

 Winshluss est un mec discret.
Le récent succès du film Persépolis a révélé à un large public les talents de narrateur de Vincent Paronnaud, nom qu'il arbore, sous anxiolytiques, à la remise du prix du Jury du festival de Cannes en 2007.
Malgré la direction éditoriale du journal Ferraille Illustré, la création du Supermarché puis du Musée Ferraille (qu'il assume toutes trois avec ses vieux compères Cizo et Felder) et, malgré deux nominations au festival d'Angoulême en 2004 et 2007, Winshluss demeure dans l'ombre de l'underground. Un cercle grandissant de fans illuminés s'arrachent ses publications mais que sait-on réellement de lui ?
Né à la Rochelle en 1970, il traîne ensuite ses guêtres à Pau (64) où la légende raconte que, pendant des années, il ne fout pas grand chose. Sans doute mûrit-il doucement quelque blague avec d'autres compagnons d'errance. Sa ville d'adoption, récompensée de 4 fleurs au Concours des villes et villages fleuris, offre probablement un terrain propice à son éducation artistique. "Urbis palladium et gentis" - "Sauvegarde de la Ville et de la Nation" - n'est-elle pas la devise prometteuse des lieux ? Comment expliquer, autrement que par cette maturation silencieuse, l'apparition d'un univers aiguisé dont tous les éléments - satire sociale, goût de l'ellipse, dessin débridé, références graphiques et musicales récurrentes - sont en place dès le milieu des années 90 ? Winshluss publie ses premières histoires dans différents fanzines et revues alternatives : noires dans Jade, grinçantes dans Ferraille, sauvages dans Hôpital Brut. Peu de temps auparavant, il co-fonde le groupe Shunatao qui, là encore, recrache des musiques blues, punk, rock qu'on devine digérées de longue date.
On pourrait croire Winshluss fruit d'une partouze entre Crumb, Mattioli et Vuillemin. Ce ne sont pourtant que ses tontons. Il connaît leurs manières graphiques, leurs goûts cartoonesques, leur humour à la scie mais n'habite pas sous leur toit. Quel grand reporter pourrait d'ailleurs, par simple souci d'une vérité dénuée de tout sensationnel, prouver que ces trois-là ont bien couché ensemble ? N'ont-ils pas chacun leur propre maison ? Après la glande, Winshluss travaille beaucoup maintenant pour retaper la sienne. Cette baraque, pas vieille mais déjà patinée, exige plus que ses seules rigueur et virtuosité de fin technicien.
 On frappe à la porte. C'est la mort avec sa faux, la voisine.
"Je suis bien au numéro 64 ?
-Ah, non vous faites erreur. Le 64, c'est la villa en face avec l'interphone et la porte blindée."
 Pour embellir la maison en riant tant qu'on peut de la voisine, Winshluss sait qu'il faut justement inventer. Inutile de trop la ramener.
 Je vous le disais :
Winshluss est un mec discret.

(texte de Morvandiau )

Par association les Requins Marteaux - Publié dans : les Requins Marteaux en vadrouille - Communauté : les Requins Marteaux
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