Mercredi 16 mai 2007
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Le Monte-en-l'air
LIBRAIRIE-GALERIE
6, rue des Panoyaux, Paris (XXe)
M° Ménilmontant
Le réseau France Ferraille
Publication a pour but de présenter et de promouvoir des librairies qui soutiennent Les Requins Marteaux et plus largement l'édition indépendante. Il nous est apparu nécessaire d' offrir
une visibilité à ces endroits
atypiques et ambitieux, pour que nos amis lecteurs puissent y
courrir se rincer la rétine .
Nous commencerons donc notre premier entretien avec Guillaume Dumora, fondateur et libraire à
temps plein du Monte-en-l'air, échoppe consacrée aux " Œuvres de l'esprit, de la manufacture et de l'industrie artistique et culturelle (majoritairement graphique et papetière), écrites et surtout dessinées,
souvent rares et toujours de qualité. Expositions permanentes de dessins, illustrations, peintures, voire volumes et installations. Univers figuratifs, parfois abstraits, et sensiblement
narratifs."
Comment devient-on libraire, qu’est ce qui t’a poussé à le devenir ?
Guillaume Dumora : Je suis devenu libraire par accident… Je ne me destinais pas du tout à la librairie. Après un parcours dans l’édition, dans la diffusion, dans la distribution,
je suis venu un peu à la librairie, non pas par dépit, mais j’avais envie de me risquer dans une aventure individuelle après m’être donné dans tant d’aventures collectives.
Le moyen le plus évident pour moi c’était de me lancer dans la librairie-galerie plutôt que dans l ‘édition. Sachant que lorsque j’ai quitté le milieu de l’édition, pas mal de maisons spécialisées
dans la création de bandes dessinées se montaient un peu partout …. Ce que j’aurai pu faire moi aussi ; aller dans la captation d’auteurs, intriguer pour essayer de récupérer des trucs à droite à
gauche… J’ai trouvé plus intelligent et plus « opportuniste » ( j’insiste sur les guillemets ) d’ouvrir une librairie à ce moment-là, vu qu’il n’existait pas de type de lieu tel que celui-ci sur
Paris, à part dans un autre registre ; le Regard moderne bien sûr, ou éventuellement le Feu Rouge à Poitiers, ou bien encore Alphagraph à Rennes … Mais à Paris il y avait un manque criant de
librairies de cette ordre-là et donc je me suis lancé dans l’aventure un peu pour toutes ces raisons-là !
Qu’est ce que tu appelles des librairies de cette ordre-là ?
G.D. : Des librairies qui soient "spécialisées " dans la bande dessinée et le livre d’images, mais qui fassent la part belle à la Bande dessinée de création en faisant l’impasse
totale sur la grosse artillerie, c’est-à-dire 97 à 99 % de la Bande dessinée d’aujourd’hui.
Donc aller dénicher des choses improbables, d’autres choses que ce qu’on peut trouver dans un supermarché que ce soit un supermarché du livre ou un supermarché tout court .
Tu fais galerie aussi, tu exposes des auteurs …
G.D. : Oui, ce sont des auteurs que l’on peut retrouver dans des livres qui sont en vente ici mais pas
forcément… C’est vrai qu’il y a un certain nombre de gens qui font de la Bande dessinée… Disons qu’ils font aussi de la Bande dessinée … Mais le parti pris reste toujours de ne pas exposer de
planches originales parce que ce n’est pas ce qui fait de plus intéressant.
La galerie est consacrée au dessin, à l’illustration, tout ce qui est support papier, en restant dans la figuration… Même si j’ai exposé des choses abstraites. Je pense notamment à l’expo Mokeït.
Donc je ne suis pas complètement fermé à l’abstrait, mais ça doit rester autour du dessin.
Privilégier le dessin et ne pas élargir à la peinture à la photo… On ne peut pas dire que ça ne m’intéresse pas mais je veux rester sur un créneau précis.
Tu organises régulièrement des expos ?
G.D. : J’en organise pas suffisamment à mon goût ; le rythme reste d’une tous les 15 jours ou 3
semaines … Je les enchaîne, je passe mon temps à dire que je vais ralentir le rythme parce que c’est tout de même un peu court. Maintenant, j’ai du mal, je suis énormément sollicité, j’ai envie
d’exposer beaucoup de gens, à partir de là je suis obligé d ‘aller vite pour exposer tout ce dont j’ai envie d’exposer donc ça va très vite ! C’est aussi un moyen d’animer la librairie avec des
concerts, des barbecues, des performances. Tout ce qui est susceptible de faire venir du monde.
De montrer des choses à voir comme les expos permanentes, des choses en permanence sur les murs :des sérigraphies, des dessins ayant fait l’objet d’une exposition auparavant.
Par association les Requins Marteaux
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Publié dans : France Ferraille Publication
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